L'Arche de la Défense est également appelée Grande Arche de la Fraternité ou encore Grande Arche. Elle est située dans le quartier de la Défense, quartier d'affaire de
Paris.
La construction de cet édifice, après diverses tentatives de différents présidents à marquer la ville de leur emprunte, a été lancée avec le concours Tête
Défense de François Mitterand. Elle sert à prolonger l'axe dit "historique" qui part du Louvre, en passant par l'obélisque de la place de l'Etoile et l'arc de triomphe. Après le concour
c'est le projet du Danois Johann Otto von Spreckelsen, qui a été retenu. Elle a été construite par la compagnie Bouygues, française. Elle a été inauguré en 1989 pour le bicentenaire de la
Révolution et le somment du G7. Elle a été conçue de manière à être visible à travers l'arc de Triomphe depuis les jardins des Tuileries.
Johann Otto von Spreckelsen a conçu l'Arche de La Défense comme une nouvelle version plus contemporaine de l'Arc de triomphe :
un monument consacré à l'Humanité et aux idéaux humanitaires plutôt qu'aux victoires militaires. C’est dans le même esprit qu’à été construit la médiathèque du Carré d’art
de Nîmes, faisant faca à la Maison Carré, temple romain dédié au culte civique. Elle est construite sur un socle auxquels on accède par des marches et représente un cube. En revanche,
l'architecte de conception de l’Arche est décédé le 16 mars 1987, laissant derrière lui son œuvre. C'est l'architecte Paul Andreu qui l’achève
donc.
L'Arche est un cube évidé en son centre de 112 m de long, 1069 m de large, pour une hauteur de 112 m. C'est une projection en trois dimensions
d'un hypercube. Sur ses faces extérieures, l'Arche est recouverte de plaques de verre de 5 cm d'épaisseur, traitées spécialement pour empêcher
toute déformation optique et résister à des vents de forte puissance. Les autres parements sont recouverts de plaques de marbre blanc de Carrare, un des meilleurs
depuis l'Antiquité, et de granite gris. Elle est montée sur douze piliers posés sur des vérins hydrauliques afin de permettre au sous-sol
fragile de supporter sa masse de 300 000 tonnes. La Grande Arche est construite autour d'une mégastructure, qui constitue l'équivalent architectural du squelette humain.
Chaque face horizontale du cube est composée de quatre fois quatre traverses de béton de 75 m de long. Des séries de câbles en acier ceinturent
le bâtiment, de telle sorte que, tel un dé, la Grande Arche pourrait tenir sur n'importe quelle face. La construction des deux piliers a duré un an environ, deux équipes
indépendantes travaillant en parallèle sur chacun d'eux. Deux milles ouvriers qualifiés travaillèrent sur ce chantier. Deux d'entre eux perdirent la vie lors de la construction des structures
supérieures.
Toutefois, pour la petite histoire, la Grande Arche n'est pas exactement dans l'axe historique de Paris, avec lequel elle fait un
angle de 6,33°. La raison est double : d'un point de vue technique d'abord, pour pouvoir installer les fondations de la structure de l'Arche, il a fallu respecter l'autoroute et les lignes
ferroviaires existantes, ainsi que le projet de prolongement de la ligne 1 du métro de Paris. D'autre part d'un point de vue symbolique : le choix de cet écart précis
répond à celui de l'écart existant de l'axe du palais du Louvre par rapport au même axe historique.
De même, prévenir Spreckelsen que son projet avait finalement été retenu fut délicat : il séjournait alors dans sa
maison de campagne située sur une île privée de tous les moyens de communication modernes au Danemark il fallut envoyer de Paris un représentant français pour
l'avertir par bateau.
La partie sommitale, dont l'exploitation a été reprise par Stéphane Cherki en 2004, contient un centre de congrès et
d'exposition, un musée de l'informatique, un restaurant ainsi qu'un belvédère offrant une vue panoramique sur tout le quartier de La Défense et l'ouest de
Paris. Ces aménagements sont ouverts au public et accessibles par une batterie d'ascenseurs panoramiques uniques au monde. Les cabines des ascenseurs
sont presqu'entièrement vitrées et situées dans le creux de l'Arche. On y a une vue qui est déconseillée aux personnes sujettes au vertige !
L'ensemble tendu
au centre de cet arche m'a rappelé une oeuvre de Dali : Vestiges ataviques après la pluie, 1934, oeuvre surréaliste (Les
Surréalistes ).
PS : Pour certaine partie de mon commentaire, je me suis servie sur Wikipédia, ben oui vous ne croyez tout de même pas que je suis une encyclopédie ambulante ! Sinon les
photos sont de moi.
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